Cette initiative, qualifiée d’"expérience initiale", est supervisée par le coordinateur des activités du gouvernement israélien dans les territoires occupés, le général Ghassan Alian.
Elle s’inscrit dans un plan visant à encourager une "migration volontaire", révélant une nouvelle facette de politiques cherchant à modifier la démographie de la bande de Gaza, dans un contexte de conditions humanitaires qui s’effondrent sous le poids de la guerre et du blocus.
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Le reportage israélien affirme que les personnes quittant Gaza conservent le droit de retour conformément au droit international, mais il ne dissimule pas l’objectif sous-jacent : promouvoir un établissement à long terme hors de Gaza, un pari qui dépend de l’accord du gouvernement indonésien, avec lequel des consultations discrètes ont été menées malgré l’absence de relations diplomatiques officielles.
Avec des prévisions d’une augmentation du nombre de personnes souhaitant partir, cela est attribué à la détérioration des conditions de vie, à la poursuite de la guerre et aux manifestations populaires contre la gouvernance du Hamas, observées dans des zones comme Beit Lahia, Khan Younès et Al-Mawasi.
De son côté, Israël promeut ce projet à travers une nouvelle agence pour la migration volontaire, créée par le ministre de la Défense, Israel Katz, en collaboration avec l’unité "COGAT". Cette agence prétend s’aligner sur la vision du président américain Donald Trump d’"évacuer" Gaza, dans le cadre d’un plan de refonte de la région.
Cependant, ce discours officiel se heurte à de vives critiques palestiniennes et arabes, qui y voient un déplacement forcé déguisé, exécuté sous les bombardements et des politiques entravant l’aide humanitaire, en violation flagrante du droit international et humanitaire.
Entre le marteau de la guerre et l’enclume de la politique, les habitants de Gaza se retrouvent face à des choix qui n’en sont pas : rester sous le blocus et la destruction, ou partir sous l’étiquette de la "volonté" qui cache une agenda plus vaste.
Cette expérience marquera-t-elle le début d’un nouvel exode démographique, ou un cri de plus s’ajoutant aux clameurs d’un peuple qui aspire à la vie ? La réponse reste suspendue entre les ruines de la bande de Gaza et les couloirs de la politique internationale.