Ces déclarations ont été faites lors de son discours au congrès « Meir Dagan », organisé à l’université académique de Netanya. Il a ajouté : « Les portes de l’enfer se sont peut-être ouvertes sur les habitants de Gaza, mais elles l’ont certainement été sur les 59 otages, qui n’ont aucun sauveur ».
Lire aussi :
Dans une critique acerbe des politiques du gouvernement actuel, Pardo a qualifié la situation politique de « gouvernement de la discorde », avertissant que les menaces posées par le plan de réforme judiciaire dépassent de loin celles combinées de l’Iran, du Hezbollah, du Hamas et des Houthis sur le plan militaire.
Il a affirmé que « les manifestations sont le seul moyen de restaurer la démocratie libérale », soulignant l’impact négatif du gouvernement sur l’équilibre des pouvoirs et le projet sioniste.
Dans le même contexte, l’ancien chef de l’armée de l’air israélienne, Eliezer Shkedi, qui a présidé le comité pour l’intégration des ultra-orthodoxes dans l’armée, s’est exprimé lors de ce congrès sur des plans visant à transformer radicalement le recrutement des religieux d’ici 2030.
Shkedi a passé en revue ses efforts entre décembre 2023 et mi-2024 pour intégrer cette population, affirmant que l’armée serait prête à recruter tous les candidats éligibles d’ici 2026.
Il a précisé que les leaders religieux qu’il avait rencontrés n’étaient pas opposés au recrutement de leurs fidèles ne consacrant pas leur temps plein aux études religieuses, à condition que les étudiants des écoles religieuses à temps plein soient exemptés.
Les déclarations de Pardo et Shkedi interviennent alors qu’Israël traverse de profondes divisions internes sur les questions de démocratie et de service militaire, parallèlement à une escalade des tensions militaires sur le front sud.
Les avertissements concernant les conséquences de la guerre et des réformes gouvernementales semblent refléter des craintes profondes pour l’avenir, tant sur le plan sécuritaire que sur celui de l’identité nationale.