Ces déclarations ont été faites lors d’une conférence tenue à la Knesset intitulée « La frontière israélo-égyptienne : une réalité sécuritaire en mutation », selon le site d’information israélien *jdn*.
Les participants à la conférence ont souligné l’importance de se préparer à tout scénario possible, notant que l’expansion récente du déploiement militaire égyptien dans le Sinaï, ainsi que la modernisation de l’armement, pourraient représenter une menace potentielle pour la sécurité nationale israélienne.
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Bien qu’ils aient reconnu l’existence d’une coopération sécuritaire entre les deux pays dans certains domaines, comme la lutte contre le terrorisme, ils ont estimé que l’Égypte adoptait simultanément des mesures susceptibles de contredire les intérêts israéliens.
Aucun commentaire officiel n’a encore été émis par les autorités égyptiennes à ce sujet, alors qu’Israël suit de près la situation sécuritaire dans le Sinaï, en particulier après les récents développements militaires dans la région.
Ces inquiétudes surviennent dans un contexte où des rapports israéliens signalent un renforcement des capacités militaires égyptiennes, soulevant des questions sur son impact sur la stabilité régionale.
Dans un registre connexe, le chef d’état-major israélien sortant, Herzi Halevi, avait averti, selon *jdn*, de la puissance militaire égyptienne. Il a déclaré : « L’Égypte dispose d’une armée importante, d’armes sophistiquées et d’un grand nombre de fantassins », ajoutant : « Pour l’instant, cela ne constitue pas une menace directe, mais cela pourrait changer à tout moment ».
Ces propos reflètent la sensibilité avec laquelle Israël considère tout changement militaire à sa frontière sud.
Bien que le traité de paix entre les deux pays impose des restrictions sur la présence militaire dans le Sinaï, l’Égypte a obtenu ces dernières années des autorisations israéliennes pour augmenter ses forces dans la région afin de faire face aux menaces sécuritaires, notamment celles posées par les groupes armés.
Cependant, selon les membres de la Knesset, les récents mouvements dépassent ce cadre convenu, renforçant leurs craintes et alimentant les appels à une réévaluation de la situation sécuritaire à la frontière égyptienne.