Dans un enregistrement audio diffusé ce dimanche à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, Hemedti a expliqué que le retrait de ses forces d’Omdurman s’inscrivait dans une stratégie de repositionnement, précisant qu’il s’agissait d’une décision basée sur "l’appréciation de la direction et la gestion des opérations".
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Il a ajouté : "Nous avons quitté Khartoum, mais nous y reviendrons plus forts", estimant que "la guerre ne fait que commencer et n’est pas encore terminée".
Hemedti a exclu toute possibilité de négociation ou d’accord avec ses adversaires, qu’il a qualifiés de "mouvement satanique", affirmant : "Pas de discussion ni de dialogue avec eux".
Ces déclarations interviennent alors que les Forces de soutien rapide ont subi d’importants revers ces derniers jours, permettant à l’armée soudanaise et à ses alliés de reprendre le contrôle de Khartoum et de progresser à Omdurman.
La semaine dernière, l’armée a annoncé la libération du palais présidentiel, avant d’étendre son contrôle sur le parc des expositions internationales de Khartoum et l’aéroport de la capitale.
À Omdurman, l’armée a déclaré hier samedi avoir pris le contrôle du marché de Libye, utilisé par les RSF comme base pour lancer des attaques.
Dans un communiqué, les forces armées ont indiqué : "Nos troupes ont sécurisé le marché de Libye et saisi des armes et équipements abandonnés par l’ennemi en fuite".
Ainsi, l’armée domine désormais la majeure partie d’Omdurman, qui abrite deux grandes bases militaires, tandis que des renforts récents sont arrivés pour libérer les zones encore sous contrôle adverse.
De son côté, le président du Conseil de souveraineté et chef de l’armée soudanaise, Abdel Fattah al-Burhan, a réaffirmé hier son refus de négocier avec les Forces de soutien rapide, les qualifiant de "milice terroriste qui viole les droits du peuple".
Dans un discours prononcé à l’occasion de l’Aïd al-Fitr, il a déclaré : "Cette guerre, déclenchée par la milice de la famille Dagalo et ses soutiens, entre dans sa troisième année, infligeant au pays et à ses citoyens les pires souffrances."
Il a ajouté : "Je renouvelle l’engagement des forces armées à écraser cette milice, tout en laissant la porte ouverte à ceux qui se repentent et reviennent à la raison, l’amnistie restant une option viable."