Selon le journal *Financial Times*, le ministre estonien de la Défense, Hanno Pevkur, a affirmé qu’"un cessez-le-feu offrirait à la Russie l’opportunité de repositionner rapidement ses forces, ce qui augmenterait considérablement et subitement le niveau de la menace".
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De son côté, sa homologue lituanienne, Dovilė Šakalienė, a soutenu que Moscou utiliserait toute trêve pour "renforcer son front", soulignant que ce scénario représente un danger direct pour la sécurité de la région.
Les craintes des deux ministres ne se limitent pas à la trêve : ils s’opposent également à l’envoi de troupes de l’OTAN en Ukraine, estimant que cela affaiblirait le flanc oriental de l’Alliance.
Cette position intervient alors que le commandant général des forces de l’OTAN en Europe, le général américain Christopher Cavoli, avait averti en octobre dernier que l’armée russe pourrait sortir plus forte du conflit actuel, qualifiant la Russie de "menace permanente" pour l’OTAN.
En réponse, la Russie a réagi avec fermeté à ces accusations. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko, a souligné que l’OTAN se prépare à une confrontation militaire avec son pays, affirmant que Moscou prend ces menaces très au sérieux dans ses plans de défense.
Néanmoins, la Russie a réitéré qu’elle "ne menace personne", mettant en garde contre toute action compromettant sa sécurité, et se disant ouverte au dialogue avec l’OTAN à condition que cette dernière abandonne ses projets d’expansion militaire en Europe.
De son côté, le président russe Vladimir Poutine a répété à plusieurs reprises qu’il n’a aucune intention d’attaquer les pays de l’OTAN, qualifiant cette hypothèse d’"illogique".
Il a accusé les politiciens occidentaux d’utiliser "l’épouvantail de la menace russe" pour effrayer leurs populations et détourner l’attention des problèmes internes, ajoutant que "les plus intelligents savent parfaitement que ce sont des mensonges".