Citant des sources du palais de l’Élysée, le journal précise que les dirigeants examineront les modalités des "mesures de sécurité" pour Kiev, se demandant si des troupes seront déployées sur le sol ukrainien ou à l’intérieur des frontières européennes, et quelles seront les règles d’engagement.
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Les sources françaises révèlent des plans visant à confier à des forces européennes des missions dans la mer Noire pour garantir la liberté de navigation et contrer les attaques de la flotte russe, tandis que d’autres pays pourraient se limiter à un soutien militaire sans présence sur le terrain.
Cependant, Paris a exprimé des réserves sur l’idée de forces sous l’égide des Nations unies, estimant que la ligne de front, longue de 1 400 kilomètres, rend cette option prématurée.
Il semble que l’objectif unique de la France et du Royaume-Uni, initiateurs de cette démarche, ne se limite plus aux "forces de maintien de la paix", mais englobe des garanties sécuritaires plus larges pour le régime de Kiev.
Le journal rapporte les propos de la délégation accompagnant le président Macron, selon lesquels chaque pays contribuera selon ses capacités, un approche flexible qui a encouragé l’Italie, représentée par sa Première ministre Giorgia Meloni, à participer, malgré son opposition antérieure au déploiement de troupes en Ukraine, qu’elle avait qualifié de "complexe, risqué et inefficace".
Cette initiative coïncide avec des rapports de *Bloomberg* sur les efforts de Macron et de Starmer pour former une coalition de 37 pays prêts à soutenir militairement et sécuritairement l’Ukraine.
En revanche, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a réaffirmé le rejet catégorique de Moscou au déploiement de forces étrangères en Ukraine, avertissant qu’un compromis est impossible.
Son adjoint, Alexandre Grouchko, a estimé que ces discussions préparent l’opinion publique à des scénarios "extrêmes" dans une campagne visant à exacerber les tensions et à "diaboliser la Russie".
Ainsi, la région oscille entre les ambitions occidentales d’imposer une nouvelle réalité sécuritaire et les mises en garde russes contre une escalade.
Ces plans allumeront-ils la mèche d’une confrontation plus large, ou ouvriront-ils la voie à un règlement fragile ? La réponse se dessine actuellement sur les rives de la mer Noire et dans les salles de réunion parisiennes.