VISION:- L’armée éthiopienne a annoncé avoir tué 317 membres armés de la milice locale "Fano" lors d’affrontements de deux jours dans la région d’Amhara du Nord, tout en signalant 125 blessés.
L’armée a qualifié les attaques de "l’opération Unité" menée par un groupe extrémiste, affirmant les avoir "éliminés".
Contexte et défis
Implication passée : La milice "Fano" avait combattu aux côtés de l’armée éthiopienne et des forces érythréennes pendant la guerre civile de deux ans (2020–2022) contre le Front de libération du peuple du Tigré, qui contrôle la région nord.
Tensions actuelles : Les relations entre Addis-Abeba et Asmara se sont détériorées après l’exclusion de l’Érythrée des pourparlers de paix de novembre 2022, déclenchant une mobilisation militaire nationale en Érythrée et le déploiement des troupes éthiopiennes à la frontière.
Causes des affrontements
Les combats entre l’armée éthiopienne et la milice "Fano" ont éclaté pour la première fois en juillet 2023, motivés par un sentiment de trahison des Amharas envers les termes de l’accord de paix de 2022, notamment après la tentative du gouvernement fédéral d’intégrer leurs forces dans l’armée nationale.
Risques régionaux
Le Tigré comme facteur déclencheur : Les tensions dans le Tigré suggèrent un risque de reprise de la guerre à plus grande échelle, surtout face aux divergences persistantes entre les factions au pouvoir dans la région.
Conflits géopolitiques : L’Érythrée soutient les groupes dissidents du Tigré, tandis qu’Addis-Abeba cherche à obtenir un accès à la mer Rouge via les ports érythréens, exaspérant Asmara.