Ces propos ont été tenus à l’issue d’une réunion de deux jours avec ses homologues de l’OTAN à Bruxelles, où Szijjártó a précisé que cette question n’avait pas été abordée lors des discussions.
Il a ajouté que toute décision de déployer des forces de maintien de la paix dans l’immédiat serait "erronée", en raison des risques qu’elle entraînerait.
Lire aussi :
Szijjártó a souligné que la Russie, farouchement opposée à toute présence militaire de l’OTAN sur le sol ukrainien, y voit une menace directe susceptible de provoquer un affrontement militaire entre les deux parties, ce qui pourrait déclencher une Troisième Guerre mondiale.
Dans ce contexte, le ministre hongrois a insisté sur le fait que la question des forces de maintien de la paix ne pourra être résolue qu’après la conclusion d’un cessez-le-feu et le lancement de négociations sérieuses pour un accord de paix durable.
De son côté, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait averti le 12 mars dernier que toute présence de forces de l’OTAN en Ukraine, quel que soit le prétexte ou le statut, constituerait un danger inacceptable pour Moscou.
Il a affirmé que la Russie ne tolérerait une telle démarche sous aucune circonstance.
Ces déclarations révèlent les profondes tensions entourant le conflit en Ukraine, où tout mouvement militaire de l’OTAN risque d’être interprété comme une escalade majeure.
Alors que la guerre se prolonge sans perspective claire de paix, l’idée d’envoyer des forces de maintien de la paix demeure hors de portée, entourée de craintes de conséquences désastreuses sur la scène internationale.