samedi 4 décembre 2021



CAPRISA et Evotec lancent un nouveau projet pour l'accélération et la mise en place de la nouvelle technologie de prévention contre VIH

mercredi 27 octobre 2021

KIGALI, Rwanda--Aujourd'hui, lors d'une réunion organisée en marge du Sommet ministériel UE-Union africaine qui s'est tenu à Kigali, au Rwanda, le Professeur Salim Abdool Karim, directeur du CAPRISA, annonce une collaboration avec la société leader dans le secteur des sciences de la vie, Evotec, en vue de la conception et du développement du CAP256, un anticorps à forte  neutralisation contre le VIH.

Le projet constitue une importante  expansion  du développement de l'anticorps conçu à l’origine  conjointement par le CAPRISA et le Vaccine Research Center (VRC) du National Institute of Allergy and Infectious Diseases des instituts nationaux de la santé (NIH) aux États-Unis.

Ce nouveau projet représente un tremplin majeur pour l'anticorps CAP256 comme outil potentiel de la lutte contre le VIH en Afrique. Il illustre le potentiel dont disposent  les chercheurs africains pour combattre les maladies les plus répondues sur le continent. L'objectif principal de ce nouveau projet commun est de changer le cours de l'épidémie de VIH en Afrique, qui représente 70% de la charge mondiale de  ce virus.

Le CAP256, isolé à partir d’une femme sud-africaine par le CAPRISA et le VRC, a démontré un profil d'innocuité satisfaisant dans le cadre d'études de Phase I. La prochaine étape consiste à évaluer si cet anticorps est capable de prévenir l'infection par VIH chez les humains de façon aussi efficace que chez les singes. Si son efficacité est démontrée dans la prévention de la transmission du virus, l'anticorps, combiné à l'anticorps VRC07 du VRC, possède le potentiel de briser le cycle de l'infection par le VIH. Cependant, les difficultés de fabrication constituent un obstacle à la recherche et au développement sur cet anticorps. Il est pourtant possible de surmonter ces obstacles et d'en améliorer sensiblement la production.

 

Grâce à la  kENUP Foundation, Evotec SE envisage une collaboration à longue terme  avec le CAPRISA. L'objectif est de continuer à optimiser et à développer le CAP256, à l'aide d'approches novatrices déjà développées et utilisées avec succès sur d'autres anticorps. Cette collaboration profitera des capacités de Just – Evotec Biologics en matière d’optimisation des processus de fabrication via l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique. Ceci se traduira par un processus de fabrication plus productif, pour un accès au produit plus large et à moindre coût. Les centres d'excellence d'Evotec à Redmond (États-Unis) et à Toulouse (France) joueront un rôle clé dans l'amélioration de la production d'anticorps, facilitant la formulation de la combinaison CAP256-VRC07 et la fabrication du CAP256 pour des essais cliniques.

CAPRISA réalise les essais cliniques de ces anticorps en collaboration avec le Centre de Recherche sur les Maladies infectieuses de Zambie, avec le soutien du partenariat sur les essais cliniques de l'Union européenne et des pays en développement.

En présence de l'honorable Daniel Ngamije, ministre de la Santé de la république du Rwanda, du Dr Lindiwe Makubalo, directeur régional adjoint de l'OMS pour l'Afrique, et d'Antoine Anfré, Ambassadeur de France en république du Rwanda, les participants à la réunion ministérielle UE-Union africaine ont débattu de l'impact potentiel du projet sur la résilience et l'indépendance des systèmes de santé africains

Le Professeur Salim Abdool Karim, directeur de CAPRISA, déclare : "Nous sommes très enthousiastes de travailler avec Evotec et le VRC dans le cadre de ce projet, pour améliorer les processus de fabrication du CAP256. Il s'agit de l'aboutissement d'une décennie de recherche visant le développement du CAP256, qui va permettre d'évaluer si cet anticorps, originaire d'Afrique, est efficace dans la prévention du VIH en Afrique".

Le Dr Werner Lanthaler, président directeur général d'Evotec SE, déclare : "Nous nous réjouissons à l'idée de collaborer pour restructurer le CAP256. Nous utiliserons nos capacités mondiales afin  d’optimiser l'impact de ce produit important. Cette démarche est  au centre de notre mission qui vise à maximiser l'accès à des produits biologiques modernes, notamment en Afrique".

L'honorable Dr Daniel Ngamije, ministre de la Santé de la république du Rwanda, affirme : "Le Rwanda cherche à créer un écosystème biopharmaceutique. Grâce aux travaux du CAPRISA et d'Evotec sur les anticorps monoclonaux, nous sommes en mesure de garantir finalement l'accès de l'Afrique à des thérapies hautement efficaces pour traiter les nombreuses maladies endémiques présentes sur notre continent. Le Rwanda soutient entièrement cet effort".

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