Le ras-le-bol des chaînes de magasins d'habillement en franchise‏ - Vision Group Media

Le ras-le-bol des chaînes de magasins d'habillement en franchise‏

Accusées à tort d'être à l'origine des difficultés de l'industrie textile-habillement et de creuser le déficit du commerce extérieur de la Tunisie, les chaînes d'habillement en franchise sont l'objet depuis quelque temps de lynchages injustes particulièrement de la part de certains politiques ou influenceurs « ignorants ».

Ce qui a provoqué la colère des professionnels du secteur et particulièrement de certains la Chambre syndicale nationale des chaînes de magasins d'habillement (CSNCMH) relevant de la Fédération du Textile de l’UTICA, qui n’acceptent désormais plus de voir leur secteur sali injustement et qui œuvreront dorénavant pour rétablir la vérité.

Contrairement aux rumeurs infondées, les chaînes franchisées d'habillement, constituées de plus de 60 marques internationales pour un chiffre d'affaires de 400 millions de dinars, sont un maillon fort de la filière textile-habillement en Tunisie. Non seulement, elles restent un gros contributeur au budget de l'Etat, mais créent de l'emploi et une dynamique certaine dans les centres commerciaux et dans l'immobilier, l'assurance... En conséquence, l’activité des grandes marques franchisées permet à la Tunisie de dégager un excédent supérieur à un milliard de dinar Tunisien et n'étouffe nullement la filière textile-habillement tunisienne qui reste une activité-clé pour les équilibres socio-économiques.

Les chaînes franchisées ne sont à l’origine ni de la fuite des devises ni de la disparition de marques locales, mais contribuent à la création de la valeur ajoutée. Ces chaînes, qui s’acquittent convenablement de leurs impôts et taxes, sont une manne pour les emplois directs et indirects créés.

Mieux encore, en s'installant dans nos murs, les marques franchisées, convaincues de leur potentiel, délocalisent une partie de leur production ou investissent dans de nouveaux projets.

Victimes de mesures fiscales et douanières injustes et arbitraires, les chaînes franchisées ont été pénalisées par la Loi de finances 2019, qui augmente de 25 % à 35 % le taux de l’impôt sur les sociétés exploitant des franchises alors que les enseignes tunisiennes locales non franchisées conservent un taux d’IS à 25 %.

Des mesures qui constituent un très mauvais signal envoyé aux grandes marques européennes dont les commandes sont pourtant vitales pour l’emploi et les exportations tunisiennes de l’habillement.

Dans ce sens, les professionnels du secteur indiquent qu’il aurait été plus judicieux de lutter contre l’économie parallèle, qui représente 60% de l’économie nationale, que de hausser les impôts sur un secteur régulé et légal. Un secteur qui reste un allié et non une menace.

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